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PERFORMANCE POST-ACROBATIQUE

PERFORMANCE POST-ACROBATIQUE

EMILE PINEAULT / DANSE-CITÉ
© Julien Brun

Immergé dans le monde du cirque depuis son plus jeune âge et acrobate professionnel depuis quelques années, Emile Pineault a vécu une remise en question profonde de sa pratique et du milieu artistique dans lequel il évolue. Il comprend le corps de la même manière qu’il comprend le théâtre : comme un espace devenu hermétique par les conventions auxquelles il est soumis, mais qui peut éventuellement s’ouvrir, se multiplier et fleurir par une transgression sensible de ces mêmes conventions. Se positionnant en rupture avec les esthétiques actuelles qui tendent à définir et encadrer la pratique du cirque, Emile désorganise les cadres, met à l’épreuve les codes et leurs limites, s’en émancipe, afin de les dépasser. Son corps devient le territoire de ces explorations.

«Par le mouvement, je travaille à dé-formaliser le corps. Je pousse le mouvement plus loin, surpassant ainsi mon corps, mes propres limites, les limites du cirque et de la forme même. (…) Comment est-il possible de donner accès au spectateur aux sensations douloureuses et exquises que l’acrobate négocie constamment?  Je souhaite faire de l’acrobatie une expérience partagée, aussi viscérale que palpable autant pour le spectateur que pour l’acrobate.»

Normal Desires, son nouveau solo, invite le spectateur à se faufiler dans la peau de l’acrobate. Sur scène, interconnectée au son et à la lumière, une figure seule est en constant débordement, ses contours troublés par une extase cinétique. L’impact, le flux, la répétition, la contrainte, la compression, la poussée, la chaleur, la vibration nous font voyager à travers une série d’états et d’espaces affectifs. Des formes inhabituelles émergent, à la fois charnelles,rigoureuses et hypnotisantes. Le corps d’Emile Pineault dans Normal Desires refuse la normalité et la convention pour partager une expérience sensorielle de l’acrobatie, à la fois subtile et intense.

L’intégralité de Normal Desires (60 minutes) sera présentée lors de la 37e saison de Danse-Cité (www.danse-cite.org) : du 22 novembre au 1er décembre 2018, pour 8 représentations, à La Chapelle Scènes Contemporaines.

NORMAL DESIRES est une production de Danse-Cité, en collaboration avec Emile Pineault. Avec le soutien financier du Conseil des Arts et des Lettres du Québec.

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LA PULSATION, LE SOUFFLE, LA SUSPENSION

LA PULSATION, LE SOUFFLE, LA SUSPENSION

CAROLINE LAURIN-BEAUCAGE / LORGANISME + MONTRÉAL DANSE

 © Caroline Désilets
Une pièce scénique, une projection architecturale, un solo in situ… Avec Rebo(u)nd, Ground, Habiter sa mémoire, la chorégraphe multiplie les projets. Trois créations très distinctes… mais intimement liées.

D’œuvre en œuvre, sur scène et hors scène,avec une sincérité évidente, Caroline engage le spectateur à vivre et réfléchir le corps. Elle captive par l’attention portée à la biomécanique, à la précision et à la répétition et  l’amplification des gestes. Ici, le corps n’est pas prouesses, mais sensibilité, lien à l’âme et évolue au cœur d’un univers chorégraphique épuré tout autant que poétique. Influencé et enrichi par les sciences (neuroscience, anatomie, psychologie, philosophie…), l’imaginaire de la créatrice livre pourtant des œuvres très sensibles, ouvertes, accessibles à tous.

SOUFFLE

Performance de longue durée Habiter sa mémoire est à la fois un travail de recherche continu et une offrande aux passants et à la cité. Durant quatre heures, installée dans un cube transparent sans murs, la chorégraphe et danseuse replonge au cœur de son parcours d’interprète, pour faire émerger toutes les traces et mémoires de son corps. Offrant humblement son art vivant aux promeneurs et citoyens des villes d’ici et d’ailleurs, et ce par tous les temps, elle crée une rencontre simple et touchante(efficace) entre la danse contemporaine, le travail patient du corps, et l’espace public.

PULSATION

Ground,pièce scénique en création pour cinq interprètes, travaille sur les liens tissés par tout ce qui nous contraint physiquement, organiquement, c’est-à-dire la gravité, notre lien terrestre, celui où le corps est constamment et subtilement en lutte pour fonctionner. Travaillant sur des gestes copiés et amplifiés par le groupe, sur le corps individuel autant que le corps social, Ground se fait révélateur de nos pulsions communes, de nos élans solidaires.

SUSPENSION

Rebo(u)nd, véritable chorégraphie de la suspension, expose l’instant éphémère où le danseur fl otte, entre l’élan et la chute, entre liberté et déséquilibre. Cette projection vidéo architecturale de danseurs captés en plein vol au ralenti sera présentée en mapping sur les murs d’édifices au cœur des villes. Au cœur de ce projet, son envie de partager l’abandon et la liberté que la danse lui procure depuis tant d’années, une soif d’offrir une fenêtre sur cet art :

«J’AI EU ENVIE QU’EN UN CLIN D’ŒIL CETTE SENSATION DE DÉSÉQUILIBRE, DE LÉGÈRETÉ PUISSE ÊTRE PALPABLE ET ACCESSIBLE À TOUS. J’AI EU ENVIE DE VOIR L’ÉLAN DU CORPS FAIRE PARTIE DE NOTRE ARCHITECTURE, DE NOTRE ENVIRONNEMENT URBAIN.»

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HABITER SA MÉMOIRE – LORGANISME

GROUND et REBO(U)ND – Productions de Montréal Danse, Lorganisme, Hub Studio en coproduction avec l’Agora de la danse

GROUND + REBO(U)ND font partie des 200 projets exceptionnels soutenus par l’initiative Nouveau Chapitre du Conseil des arts du Canada. Avec cette initiative de 35M$, le Conseil des arts appuie la création et le partage des arts au cœur de nos vies et dans l’ensemble du Canada.

RELAI IDENTITAIRE

MÉLANIE DEMERS / MAYDAY

© Sabrina Reeves
Artiste multiplateforme, Mélanie Demers séduit par son travail original, riche et complexe, empreint d’une énergie explosive et d’une grande intensité dramatique. Elle a reçu le Prix du Conseil des arts et des lettres du Québec pour la meilleure œuvre chorégraphique pour sa pièce WOULD en 2015 et se mérite, pour la pièce Icône Pop, le Buddies in Bad Times Vanguard Award for Risk and Innovation suite à son passage au SummerWorks Performance Festival à Toronto en 2017.

Avec Danse Mutante, la chorégraphe s’attaque à un projet de relai chorégraphique qui revisite l’idée de la co-création et de la collaboration. Telle une suite évolutive, trois chorégraphes, sur trois continents se relaieront le fruit de leur labeur. L’œuvre originale de Mélanie Demers, créée à Montréal et présentée en ouverture du OFFTA 2018, est le point de départ d’une suite de mutations qui se déploieront, avec pour seul indice, le plus récent opus. Les danseurs, au cœur du projet, en portent la mémoire et le savoir. En effet, fidèle à ses habitudes, la chorégraphe a travaillé étroitement avec ses collaborateurs. Ici, Francis Ducharme et Riley Sims se retrouvent investis de la mission de faire vivre un duo voué à une éternelle transformation.

«CE SONT EUX [LES DANSEURS], LES DÉPOSITAIRES DU PROJET, LE POINT FOCAL DE DANSE MUTANTE. EUX QUI VOYAGENT,QUI RENCONTRENT LES CHORÉGRAPHES : C’EST LA MUTATION MÊME.»

Si Danse Mutante propose par sa forme un regard original sur le travail de création et sur la maternité des idées, le fond s’en trouve inévitablement teinté et l’idée de transformation devient intrinsèque       à la création. Les danseurs voyageront à la rencontre des chorégraphes et la pièce se transformera selon les visions de Ann Liv Young (New York), Kettly Noël (Bamako) et Ann Van den Broek (Anvers/ Rotterdam). Ces trois artistes, confrontées à l’œuvre précédente, en distilleront une autre déclinaison où en ressortira à chaque halte une DanseMutante corrompue,remixée,revisitée,renversée peut-être. Les volets de DanseMutante seront présentés, ensemble ou séparés, tandis que l’œuvre entière,sous forme d’événement-marathon sera dévoilée à Montréal à l’automne 2019. Les danseurs, comme un exploit sportif,traverseront les quatre déclinaisons dans une danse en constante mutation.

Mélanie Demers a repris également ce printemps Icône Pop, un solo accompagné de musique live, dans un stationnement souterrain de Montréal. Dans cette œuvre, plus près de la performance que de la danse, se dessine le portrait d’une identité féminine dispersée où les multiples postures de la femme se succèdent. De Beyoncé à la Vierge Marie.

DANSE-MUTANTE en ouverture du OFFTA 2018 (Montréal) – En partenariat avec l’Agora de la danse

ICÔNE POP – Une coproduction du Operaestate Festival – Comune di Bassano del Grappa.

Danse Mutante est l’un des 200 projets exceptionnels soutenus par le programme Nouveau chapitre du Conseil des arts du Canada. Avec cet investissement de 35 M$, le Conseil des arts appuie la création et le partage des arts au cœur de nos vies et dans l’ensemble du Canada.

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QUAND LA DANSE RETROUVERA LE CORPS…

QUAND LA DANSE RETROUVERA LE CORPS…

Entretien avec
BENOÎT LACHAMBRE / COMPAGNIE PAR B.L.EUX

(c)Laurent Theillet

Sous la direction et la conception visuelle et kinesthésique de Benoît Lachambre, Fluid Grounds a été présentée en première mondiale au Festival TransAmériques les 1, 2 et 3 juin 2018. Fluid Grounds est le deuxième volet d’une trilogie amorcée par la pièce Lifeguard.

Au cœur de votre approche et de votre pédagogie, de votre travail il y a la notion de se reconnecter à soi ainsi que les uns aux autres. La notion du lien entre les corps est très importante dans votre démarche artistique, pourquoi ?

Pour moi, il est primordial de travailler de façon horizontale sur les «relations», d’être à l’écoute des potentiels sensibles de nos corps et des multiples liens que nous entretenons avec notre environnement. Nous devons réellement nous interroger sur les concepts rationnels et patriarcaux ancrés dans nos systèmes pour redécouvrir comment les corps peuvent servir de catalyseurs en créant du lien et du sens entre ce que chacun peut ressentir.

Depuis notre tendre enfance, et dès lors que l’éducation politisée commence à faire effet sur le développement des consciences, nous sommes amenés à diviser le corps par rapport à lui-même puis dans la relation qu’il entretient avec l’environnement, et ce à plusieurs niveaux. Nous devons travailler à reconnecter les liens si nous voulons continuer à évoluer en tant qu’espèce, changer notre rapport à l’être et à la vie et modifier notre comportement en profondeur. Il s’agit d’un long processus. Nous sommes coincés dans ces schémas de division avec tout ce qui nous entoure, et même avec notre propre corps, au point de devoir nousréapprendre nous-mêmes. C’est pourquoi je crée et j’enseigne de manière somatique.

Les pratiques somatiques m’aident à éclaircir ce qu’est l’essentiel.Ce mouvement de quête d’authenticité m’amène à un travail sur tout ce qui est relation, sous toutes formes de liens et de vie. Je perçois ainsi une étincelle de ce que peuvent constituer les fonctions primordiales de la danse. Le travail somatique apprend à plonger profondément dans les multiples couches de consciences. Je perçois par celui-ci, la profondeur de l’histoire qui se dégage de la vie qui m’entoure et me constitue. Je suis profondément respectueux des pensées autochtones. Je tiens à reconnaitre que je suis né et que je vis sur un territoire Mohawk non cédé. Une décolonisation de nos esprits et de nos corps est souhaitable si nous voulons envisager un développement de nos consciences.

Dans mes créations comme dans ma pédagogie, je cherche des liens auxquels je pourrais me reconnecter pour travailler sur les souvenirs instinctifs. C’est pourquoi je travaille de façons soutenues et malléables avec l’énergie et les champs magnétiques. C’est comme s’il s’agissait de souvenirs et de connaissances organiques que nous aurions perdus. La danse a été détournée de son but originel pour devenir un produit pour des raisons économiques et politiques. En mettant la fonction empathique de la danse au premier plan, nous prendrons conscience que c’est une nécessité ancestrale intercorps, interespèces et interespaces qui véhicule d’importants transferts de forces et de vie. Quand la danse retrouvera le corps, nous commencerons à la vivre tous les jours comme quelque chose pouvant constituer des structures qui nous feront changer nos manières de penser la vie et l’environnement.

La standardisation ferme et limite la connaissance à quelque chose de très cartésien. J’essaie constamment de défaire cela dans ma démarche artistique et pédagogique et de proposer des exercices et des façons d’envisager une existence plus multiple. Ainsi je mets en exergue des connaissances somatiques anciennes existantes dans beaucoup de cultures non occidentales et trop souvent refoulées par la standardisation.

Comment les pratiques somatiques intègrent-elles le spectateur dans votre travail?

En proposant ces pratiques, je suggère au spectateur une nouvelle façon de s’impliquer dans l’espace, dans le temps et dans les relations. Je l’invite à prendre conscience de son potentiel et j’essaie de créer une parenthèse inclusive qui permet d’intégrer l’espace en communauté. Nous sommes tous uniques, c’est grâce à cette singularité que nous sommes aptes à communiquer par le biais de l’espace. Dans mon travail, je souhaite un spectateur libre de ses points de vue et de sa mobilité.

Le spectateur devient-il donc un élément chorégraphique ?

La dynamique qu’insufflent le spectateur et sa manière de se positionner dans l’espace par rapport aux autres devient pour moi une chorégraphie spontanée. Cela crée une sorte de chorégraphie des liens, de la communauté, définie par des présences en mouvement. Dans mon travail, le corps est constamment en lien et c’est dans ce lien-là qu’il y a le plus de mobilité et de danse.

LES PRATIQUES SOMATIQUES M’AIDENT À ÉCLAIRCIR CE QU’EST L’ESSENTIEL. CE MOUVEMENT DE QUÊTE D’AUTHENTICITÉ M’AMÈNE À UN TRAVAIL SUR TOUT CE QUI EST RELATION, SOUS TOUTES FORMES DE LIENS ET DE VIE

FLUID GROUNDS EST UNE PRODUCTION DE PAR B.L.EUX ET SOPHIE CORRIVEAU

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Art Circulation : Un magazine pour mieux découvrir les démarches artistiques de nos compagnies !

Art Circulation : Un magazine pour mieux découvrir les démarches artistiques de nos compagnies !

Art Circulation a désormais son journal ! Suivez le lien pour le découvrir

Bonne lecture !

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Art Circulation during FTA 2018

Art Circulation during FTA 2018

Venez à la rencontre de nos artistes et de leurs œuvres pendant le Festival TransAmériques 2018 !

Découvrez ici le programme complet

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Fluid Grounds de Benoît Lachambre programmé au FTA 2018 !

Fluid Grounds de Benoît Lachambre programmé au FTA 2018 !

Fluid Grounds performance chorégraphique déambulatoire, tracée et mise en mouvements par Benoît Lachambre dans la programmation officielle du Festival TransAmériques 2018 !

Une production Par B.L.eux et Sophie Corriveau en coproduction avec l’Agora de la danse et le Festival TransAmériques et Charleroi Danse. En savoir plus ici

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Art Circulation à l’heure du FTA 2017

Art Circulation à l’heure du FTA 2017

Cette année encore Art Circulation organise une série d’activités en marge du Festival TransAmériques.

Découvrez le programme complet ici

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Art Circulation au OFF-CINARS

Art Circulation au OFF-CINARS

En marge de l’édition 2016 de CINARS, Art Circulation convie les diffuseurs et professionnels du milieu ainsi que les curieux et amoureux des arts de la danse à une série de représentations de ses compagnies membres.

Retrouvez au OFF-CINARS les œuvres de Mélanie Demers | MAYDAY (Icône Pop, Animal triste), Marie Béland | maribé-sors de ce corps (Between, Beside, en coproduction avec Montréal danse), Instant Community, de Montréal Danse, ainsi que Manon Oligny | Manon fait de la danse (Fin de série). Découvrez également Caroline Laurin-Beaucage avec l’installation in-situ Habiter sa mémoire sur le parvis de la Place-des-Arts.

Découvrez le programme des performances (pdf) du off-CINARS!

Rendez-vous au KIOSQUE 141 du CINARS pour rencontrer Art Circulation et découvrir son portfolio étendu!

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BETWEEN | Marie Béland | maribé – sors de ce corps & Montréal Danse

Marie Béland s’intéresse à la parole comme mouvement du corps, comme sensation. Plongé dans un bavardage incessant, le corps fait apparaitre une « chorégraphie invisible » qui questionne l’identité d’une danse dépourvue de gestuelle dansante, mais remplie de gestuelle dansée. Circuit-Est – Studio C – Le 15 Novembre 2016 | 12H45 – 13H35 + Circuit-Est – Studio Peter-Boneham – Le 17 Novembre 2016 | 20H30 – 21H15

Habiter sa mémoire | Caroline-Laurin-Beaucage | Lorganisme

Durant plusieurs heures, installée dans une boite transparente sans murs, l’interprète replonge au cœur de son parcours artistique. Équipée d’un système de senseurs, elle retransmettra en direct ses données factuelles juxtaposées à la poésie d’un corps dansant en dialogue avec l’environnement, les passants et les spectateurs. Performance in-situ extérieure de 16H00 à 20H30 | Parvis de l’entrée principale de la Place-des-Arts | 175, rue Sainte-Catherine Ouest [de 20h00 à 20h30 – Showcase Off-Cinars]


Animal triste | Mélanie Demers | MAYDAY

Dans la grande marche du monde, l’Homme n’est rien d’autre qu’un petit animal triste. Mais un animal qui se console dans la beauté, dans son désir d’immortalité. Animal Triste est peut-être un arrêt sur image pour tenter de saisir la nature et la posture de l’Homme dans toute son Humanité. Circuit-Est – Studio Jeanne-Renaud  | 15 novembre 2016 | 20:30 – 21:30

Diffusion en partenariat avec Suzie Larivée – La Tribu (France & Canada)

Instant Community | Kathy Casey, Sylvain Lafortune, Brice Noeser Peter Quanz, Peter Trosztmer | Montréal Danse

Ce que nous créons, ressentons, vivons, dépend intimement de la façon dont ceux autour de nous ressentent, réagissent, interagissent. Expérience visuelle et chorégraphique, proposition artistique non pas spectaculaire mais sociale, Instant Community explore notre capacité à produire collectivement sens et œuvre, interrogeant notre rapport à l’autre, nos modes de communication. Circuit-Est – Studio C | 16 novembre 2016 | 21:00 – 22:30

Fin de série | Manon Oligny | Manon fait de la danse

Fin de série se veut un manifeste chorégraphique et politique proposant cinq filles, toutes vêtues et coiffées de la même façon, comme s’il s’agissait d’androïdes, de figures féminines typiques, de stéréotypes, qu’on voit apparaitre comme s’ils sortaient directement d’une usine de fabrication. Courte performance live (5-7min) jouée en boucle, en vitrine du CDEx UQAM | 13H50-14H20 | 405, Sainte-Catherine Est (coin/corner Saint-Denis)

Icône Pop | Mélanie Demers | Mayday

Créé à l’invitation de B-Motion, (Bassano), Icône Pop est une rencontre ludique entre les iconographies religieuse et pop, le sacré et le profane, la glorification d’une sainte et la glorification du soi. Y sont conviées les auras de la Vierge Marie et de Beyoncé dans un striptease tout en pudeur. Circuit-Est – Studio Jeanne-Renaud | 18 novembre 2016 | 13:30 – 14:00PM

Diffusion en partenariat avec Suzie Larivée – La Tribu (France & Canada)

 

BESIDE | Marie Béland | maribé – sors de ce corps & Montréal Danse

Présentation d’extraits de la recherche chorégraphique autour de la nouvelle création BESIDE. La parole comme le mouvement sont puisés à même la banque infinie de l’internet. L’interprète emprunte à d’autres une parole spécialisée dans un jeu sur la crédibilité qui l’oblige à se mettre à nu. Qui dit quoi ?  Circuit-Est – Studio Peter Boneham | 18 novembre 2016 | 12:45 – 13:00

 

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Art Circulation & Manon fait de la danse

Art Circulation & Manon fait de la danse

Art Circulation est fier d’accueillir la compagnie Manon de la danse, de la chorégraphe Manon Oligny, en tant que membre-associé, notamment pour des services de promotion et de représentation de la pièce Fin de Série.

Dossier de presse Fin de série (pdf)

La compagnie Manon fait de la danse a vu le jour en 1999. Sans dentelle, Manon Oligny explore pourtant toutes les coutures et sutures humaines. Intéressée par la fragilité et la complexité des êtres, elle façonne dans un souci dramaturgique et une urgence gestuelle une danse rude, charnelle et fougueuse, confrontant le corps à ses limites tant physiques que psychiques. La frontière entre la sensualité et la douleur n’est jamais linéaire.

Dépeignant une vaste palette de charges émotives, du rose au noir, la chorégraphe questionne dans ses oeuvres le féminin – ses représentations (taboues ou banalisées), ses carcans, ses pulsions –, ainsi que la (dé)sacralisation et la marchandisation du corps de la femme. Avec la mise en scène de princesses et de personnages de contes de fées déchus (Blanche-Neige (pas selon Disney!), 2009), elle détourne et déconstruit avec doigté l’épineuse symbolique liée à ces archétypes. La figure animale, notamment celle du cheval (Pouliches, d’après l’oeuvre de Cindy Sherman en 2007 et L’Écurie en 2008), est aussi récurrente dans son travail, évoquant le côté sauvage et indomptable de l’être humain.

L’interdisciplinarité est un fort moteur de création pour Manon Oligny qui multiplie les collaborations avec des photographes, cinéastes, auteures et créateurs en arts numériques. La rencontre avec d’autres disciplines artistiques et les technologies numériques nourrissent sa réflexion critique sur le médium de la danse et en diversifient les formes. Son désir de sonder les diverses sphères de la nature humaine et d’explorer de nouvelles manières de créer la conduit également, depuis 2013, à concevoir des projets pour les jeunes, impliquant ceux-ci dans le processus même de création (CRASH : Quand le jeu vidéo rencontre la danse contemporaine).

Dans un propos sans détour, Manon Oligny fait de la danse le miroir d’un cirque humain, le théâtre d’un piaffement, d’une quête, d’une fureur identitaire.

http://www.manonfaitdeladanse.com